Souffrance sexuelle et blocages : un accompagnement bienveillant avec un sexologue à Nantes
Il y a des souffrances que l’on ne sait pas vraiment comment nommer. Quelque chose qui se passe — ou qui ne se passe plus — dans la sphère intime. Une peur qui surgit au moment de se rapprocher de l’autre. Un évitement que l’on ne comprend pas toujours soi-même. Un mal-être persistant, discret mais présent, qui s’immisce dans la vie quotidienne sans qu’on ait les mots pour l’expliquer.
La souffrance sexuelle prend des visages très différents selon les personnes. Elle peut se manifester par des blocages émotionnels ou physiques, par une peur profonde de l’intimité, par un éloignement progressif de toute vie sexuelle, ou par un sentiment de déconnexion vis-à-vis de son propre corps. Elle peut être liée à des expériences passées difficiles, à des émotions restées longtemps sans espace pour s’exprimer, ou à des situations vécues comme traumatisantes — qu’elles aient été nommées comme telles ou non.
Ce que vous vivez mérite d’être entendu. Sans jugement. Sans minimisation. À votre rythme.
En tant que sexologue à Sautron, à 10 minutes de Nantes, j’accompagne des personnes et des couples qui traversent ces difficultés intimes avec respect, bienveillance et progressivité. Mon approche est adaptée à chaque histoire personnelle, en partant toujours de là où vous êtes .
Dans cette page, vous trouverez des repères pour mieux comprendre ce que vous vivez, et des informations concrètes sur la façon dont un suivi en sexologie peut vous aider à retrouver un rapport à l’intimité plus apaisé et plus libre.
Qu'est-ce que la souffrance sexuelle ? Reconnaître ce que l'on vit
Avant de comprendre pourquoi une souffrance s’est installée, il est souvent nécessaire — et déjà libérateur — de la reconnaître pour ce qu’elle est. La souffrance sexuelle est encore largement taboue, peu parlée, peu visible. Et pourtant, elle est réelle, fréquente, et mérite une attention aussi sérieuse que n’importe quelle autre forme de souffrance humaine.
1.1 — Un mal-être qui ne ressemble pas toujours à ce que l’on imagine
On imagine souvent la souffrance sexuelle comme un trouble clairement identifiable — une douleur précise, un dysfonctionnement évident. En réalité, elle se manifeste bien souvent de façon plus diffuse, plus subtile, et parfois difficile à distinguer d’autres formes de mal-être.
Elle peut prendre la forme :
- D’un sentiment de déconnexion : être physiquement là, mais émotionnellement absent(e) lors des moments d’intimité
- D’une indifférence progressive à la sexualité, sans raison apparente
- D’une honte persistante, qui s’est installée sans qu’on sache vraiment d’où elle vient
- D’un inconfort vague, difficile à nommer mais qui revient systématiquement dans les situations d’intimité
- D’une incapacité à profiter d’une relation pourtant aimée et désirée
Il est important de distinguer une souffrance ponctuelle — liée à une période de stress, de transition ou de doute — d’une souffrance installée dans la durée, qui s’est progressivement enkystée dans la vie intime et affective. Ce sont deux réalités différentes, qui appellent des approches différentes.
La première chose à retenir : vous n’avez pas besoin d’avoir un « gros problème » ni d’atteindre un seuil de souffrance pour consulter. Si quelque chose vous pèse dans votre rapport à l’intimité, cela suffit.
1.2 — La peur liée à la sexualité : quand l’intimité devient source d’angoisse
La peur de la sexualité — ou de certains aspects de la sexualité — est l’une des formes les plus fréquentes de souffrance intime. Elle peut surgir dans des configurations très variées :
- La peur de souffrir physiquement : après une expérience douloureuse passée (rapport douloureux, vaginisme, mauvaise première expérience), l’anticipation de la douleur peut devenir aussi invalidante que la douleur elle-même
- La peur du regard de l’autre : peur d’être jugé(e), évalué(e), trouvé(e) insuffisant(e) ou inadéquat(e)
- La peur de revivre quelque chose de traumatisant : certaines situations d’intimité peuvent déclencher des souvenirs, des émotions ou des réactions physiques liés à des expériences passées difficiles
- La peur de ne pas être « normal(e) » : la crainte de ressentir des choses que l’on ne comprend pas, ou de ne pas ressentir ce que l’on « devrait » ressentir
- La peur liée à l’anxiété globale : quand le système nerveux est en état d’alerte permanent, la sécurité nécessaire à l’intimité ne peut pas s’installer
Ces peurs ne sont pas des caprices ni des faiblesses de caractère. Ce sont des réponses — souvent très cohérentes — à des expériences, à des messages reçus, à des situations vécues. Et comme toute réponse apprise, elles peuvent évoluer.
1.3 — L’évitement des rapports sexuels : une protection qui finit par isoler
L’évitement de la sexualité est probablement l’une des manifestations les plus répandues de la souffrance sexuelle — et l’une des moins parlées. Il est souvent vécu avec honte, incompréhension, ou simplement tu au sein même du couple.
Comment l’évitement s’installe-t-il ? La plupart du temps, de façon progressive et presque imperceptible :
- Une situation d’intimité est vécue comme difficile, douloureuse ou angoissante
- Pour se protéger de la répétition, on commence à esquiver — une fois, puis deux, puis de façon systématique
- L’évitement devient un réflexe automatique, une stratégie de protection inconsciente
- La vie intime se rétrécit peu à peu, parfois jusqu’à disparaître complètement
Ce mécanisme est, en soi, parfaitement logique. Il répond à une vraie souffrance. Le problème, c’est qu’en évitant, on ne résout pas la source de la peur — on lui donne au contraire de l’espace pour grossir. Et on s’isole progressivement de quelque chose qui fait partie de l’expérience humaine et de la relation à l’autre.
Il est important de distinguer l’évitement situationnel — temporaire, lié à une période particulière — de l’évitement structurel, installé dans la durée et devenu un mode de fonctionnement.
1.4 — Un mal-être sexuel persistant sans cause apparente
Certaines personnes arrivent en consultation avec une difficulté précise à nommer : « Je ne sais pas vraiment ce qui ne va pas. Je n’ai pas vécu de traumatisme particulier. Mais quelque chose ne va pas dans mon rapport à la sexualité. »
Ce type de souffrance est tout aussi réel que celui qui a une origine clairement identifiable. Il peut se manifester par :
- Un sentiment de vide ou d’absence de plaisir, même dans des situations objectivement favorables
- Une impression de dégoût ou de répulsion inexpliquée lors des rapports ou de certaines situations d’intimité
- Un sentiment d’inadéquation permanent : l’impression de ne pas être fait(e) pour ça, ou de rater quelque chose que les autres semblent vivre naturellement
- Une incapacité à se connecter émotionnellement lors de l’intimité, même avec un(e) partenaire aimé(e)
Mettre des mots sur ce que l’on ressent — même si ces mots sont imprécis — est souvent le premier pas le plus important. C’est précisément pour ça que la première consultation existe.
« Vous vivez peut-être l’un de ces états sans savoir comment le nommer. C’est déjà un premier pas que de mettre des mots dessus. En consultation, nous partons toujours de là où vous en êtes — pas d’où vous pensez devoir être. »
Les origines de la souffrance sexuelle : ce que dit l'expérience en consultation
La souffrance sexuelle ne surgit jamais de nulle part. Elle a une histoire, des causes, des mécanismes — même quand ceux-ci ne sont pas immédiatement visibles. Comprendre d’où vient ce que l’on vit est souvent une étape centrale du travail en sexologie.
2.1 — Les expériences passées douloureuses ou traumatisantes
Le mot « traumatisme » fait parfois peur : il évoque des expériences extrêmes, des événements graves, des situations que l’on n’ose pas comparer à ce que l’on a vécu soi-même. Mais en sexologie comme en psychologie, la notion de traumatisme est bien plus large que ce que l’on imagine généralement.
Un traumatisme, au sens clinique, est toute expérience vécue comme dépassant les capacités d’adaptation émotionnelle de la personne à ce moment-là. Cela peutêtre :
- Une agression sexuelle ou un viol — quelle qu’en soit la forme, qu’elle ait été nommée comme telle ou non
- Des attouchements non consentis ou une expérience sexuelle subie dans l’enfance ou à l’adolescence
- Une première expérience sexuelle mal vécue : brutale, non consentie, humiliante ou simplement douloureuse
- Une remarque blessante d’un partenaire, formulée dans un moment de vulnérabilité
- Un épisode vécu avec honte, dégoût ou confusion qui n’a jamais eu l’espace pour être intégré
La notion de traumatisme relatif est importante : une expérience n’a pas besoin d’être « objectivement grave » ou comparée à celle des autres pour laisser des traces durables. Ce qui compte, c’est l’impact sur la personne — pas la « taille » de l’événement.
Ces expériences s’impriment dans la mémoire émotionnelle. Elles peuvent resurgir des années plus tard, parfois à la faveur d’une nouvelle relation, d’un événement de vie ou d’une situation d’intimité particulière. Un traumatisme sexuel peut être accompagné. Ce n’est pas une fatalité.
2.2 — Les difficultés émotionnelles et psychologiques
La sphère sexuelle est l’une des plus sensibles aux états émotionnels et psychologiques. Difficile de se sentir libre, en sécurité et désirant dans l’intimité quand d’autres souffrances occupent tout l’espace intérieur.
- Le lien entre dépression et sexualité est fort et documenté : la dépression érode le désir, éteint la capacité à ressentir du plaisir, et génère souvent une déconnexion du corps
- L’anxiété chronique maintient le système nerveux en état d’alerte — un état physiologiquement incompatible avec le lâcher-prise nécessaire à l’intimité
- La honte et la culpabilité — souvent héritées d’une éducation ou d’une culture particulière — peuvent transformer la sexualité en source de souffrance morale profonde
- Le perfectionnisme et le besoin de contrôle : certaines personnes appliquent à la sexualité la même exigence qu’elles s’imposent dans d’autres domaines de vie, ce qui rend impossible l’abandon nécessaire au plaisir
- La dissociation émotionnelle : dans les situations de grande détresse, certaines personnes apprennent à « s’absenter » de leur corps — une stratégie de protection qui peut ensuite s’activer automatiquement lors des moments d’intimité
2.3 — Le poids des expériences relationnelles difficiles
Le contexte relationnel dans lequel on a évolué — ou dans lequel on évolue — a un impact considérable sur le rapport à l’intimité :
- Les relations toxiques ou sous emprise laissent des traces dans la façon dont on se perçoit et dont on perçoit l’autre dans l’intimité. Quand la confiance a été systématiquement trahie, il devient très difficile de s’autoriser la vulnérabilité
- La violence psychologique ou verbale dans une relation peut détruire l’image de soi de façon durable, avec des répercussions directes sur la confiance sexuelle
- L’infidélité crée souvent une brisure de confiance qui rejaillit sur l’intimité physique, parfois longtemps après la résolution de la crise
- Le manque de sécurité affective dans les relations présentes ou passées : quand on n’a jamais vraiment pu faire confiance à l’autre, la sécurité nécessaire à l’intimité n’a jamais pu s’installer
Ces expériences apprennent au système nerveux que l’intimité est un espace de danger plutôt que de sécurité. Le travail en sexologie consiste en partie à reconstruire cette sécurité, progressivement et à votre rythme.
2.4 — Les messages reçus sur le corps et la sexualité
Notre rapport à la sexualité se construit bien avant nos premières expériences intimes. Il est façonné par les messages — explicites ou implicites — que nous avons reçus tout au long de notre vie :
- Une éducation sexuelle absente, tronquée ou culpabilisante : grandir sans information, ou avec des messages négatifs sur le corps et la sexualité, laisse des blancs que l’on remplit souvent avec de la honte ou de la confusion
- Les injonctions sociales et culturelles sur ce que doit être la sexualité « normale », « réussie » ou « suffisante » créent des standards souvent inaccessibles et des sentiments d’inadéquation
- L’impact de la pornographie sur les représentations et les attentes — des représentations qui ont peu à voir avec la réalité de la sexualité humaine, et qui peuvent générer des comparaisons destructrices
- Les croyances religieuses ou familiales jamais questionnées : certains messages intériorisés dans l’enfance continuent d’opérer comme des interdits à l’âge adulte, sans que l’on ait eu l’occasion de les examiner
La bonne nouvelle : les croyances s’apprennent. Et ce qui s’apprend peut se remettre en question.
Les conséquences des blocages sexuels : ce qui se joue vraiment
3.1 — Sur la vie intime et la relation de couple
Les blocages sexuels ont presque toujours des répercussions sur la relation de couple — même quand ils ne sont pas exprimés, et parfois surtout quand ils ne le sont pas.
Voici comment le processus s’installe généralement :
- Une difficulté apparaît — douleur, peur, évitement, perte de désir
- Elle n’est pas nommée — par honte, par peur de blesser l’autre, ou faute de mots
- L’autre partenaire perçoit un éloignement sans en comprendre la cause
- Des interprétations s’installent : « il/elle ne me désire plus », « je ne lui plais plus », « quelque chose ne va pas dans notre relation »
- La distance affective s’accroît, ce qui rend encore plus difficile de renouer l’intimité physique
Ce cercle peut tourner pendant des mois, voire des années. Il génère des non-dits, des malentendus, et parfois des crises relationnelles profondes dont la véritable origine n’est jamais réellement adressée. Un accompagnement en sexologie peut permettre de briser ce cercle.
3.2 — Sur l’estime de soi et l’identité
Les difficultés sexuelles ont tendance à s’infiltrer dans l’image que l’on a de soi bien au-delà de la chambre :
- Un sentiment de honte diffuse : difficile à nommer, mais présent au quotidien, dans le regard que l’on pose sur soi-même
- Un sentiment d’isolement et d’étrangeté : l’impression d’être le seul ou la seule à vivre ça, alors que les autres semblent s’épanouir sans difficulté
- Des répercussions sur la confiance en soi globale : les difficultés intimes alimentent souvent un sentiment général d’inadéquation
- Dans certains cas, un repli sur soi progressif, une dépression légère ou un évitement des relations sociales et affectives
Ce n’est pas anodin. Et ce n’est pas une fatalité.
3.3 — Sur le corps : symptômes physiques fréquents
Il existe un lien direct et documenté entre souffrance psychologique et manifestations physiques dans la sphère sexuelle. Parmi les symptômes les plus fréquemmentrencontrésenconsultation :
- Le vaginisme : contraction involontaire des muscles vaginaux rendant la pénétration douloureuse, voire impossible
- La dyspareunie : douleurs lors des rapports sexuels, dont l’origine est souvent mixte (physique et psychologique)
- Les troubles de l’érection d’origine psychogène : liés à l’anxiété, à la peur ou au stress plutôt qu’à une cause organique
- L’anesthésie émotionnelle ou corporelle : ne plus ressentir grand-chose dans l’intimité, comme si le corps s’était « éteint »
- Des manifestations physiques du stress lors des situations d’intimité : nausées, tensions musculaires, palpitations, montée d’anxiété
Ces symptômes physiques ne sont pas « dans la tête ». Ils sont réels, mesurables — et souvent très bien répondants à un accompagnement psycho-sexologique ciblé.
3.4 — Pourquoi la souffrance sexuelle ne disparaît pas « toute seule »
L’une des idées les plus répandues — et les plus coûteuses — est celle-ci : « ça va finir par passer tout seul si j’attends assez longtemps. »
Le problème, c’est que le mécanisme d’évitement fonctionne exactement à l’inverse : en évitant les situations qui génèrent de la peur ou de la souffrance, on ne les résout
pas — on les renforce. Chaque évitement confirme au cerveau que la situation est dangereuse, et la peur grossit.
Par ailleurs, la honte est un puissant frein à la consultation. Elle pousse à minimiser, à se dire que « ce n’est pas grave », que « ça ne mérite pas une aide professionnelle ». Cette honte fait partie du problème — pas de la solution.
Plus les schémas s’ancrent dans le temps, plus le travail de reconstruction demande du temps et d’énergie. C’est pourquoi consulter relativement tôt — sans attendre d’être « au bout du rouleau » — est souvent une décision sage et bienveillante envers soi-même.
L'accompagnement en sexologie pour la souffrance sexuelle et les blocages : comment ça fonctionne ?
La sexologie n’est ni une thérapie intrusive, ni un espace où l’on vous demandera de « vous livrer » avant d’être prêt(e). C’est un espace de parole structuré, bienveillant et progressif — entièrement adapté à ce que vous pouvez et souhaitez partager.
4.1 — Un cadre sécurisant, respectueux et progressif
Le premier fondement de tout accompagnement sur la souffrance sexuelle est la sécurité. Rien ne peut se faire, rien ne peut avancer, si la personne ne se sent pas en sécurité dans l’espace thérapeutique.
Concrètement, celasignifie :
- Avancer toujours à votre rythme : on ne va jamais plus vite que ce que vous pouvez accueillir. Il n’y a pas de calendrier imposé, pas d’objectif à atteindre absolument en un nombre de séances
- Un espace de confidentialité totale : tout ce qui est partagé en consultation reste dans l’espace de consultation, dans le respect strict du secret professionnel
- Pas de mise en situation physique : le travail est verbal, émotionnel et cognitif. Il n’implique aucun contact physique ni aucune mise en scène
- Une posture sans jugement absolu : il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » sexualité, pas de norme à atteindre. Il n’y a que votre histoire, votre ressenti, et votre chemin personnel
4.2 — L’approche narrative : raconter son histoire autrement
L’approche que je propose s’appuie en grande partie sur la thérapie narrative. Le principe central est simple : nous sommes les auteurs de notre histoire. Et si le récit
que l’on se raconte sur soi-même en matière de sexualité est figé dans une narration de souffrance, d’échec ou de honte, il est possible d’en écrire une autre.
En consultation, cela passe par :
- Mettre en mots ce qui ne l’a peut-être jamais été — ce que l’on a vécu, ressenti, subi, traversé
- Identifier les récits limitants que l’on porte : « je suis abîmé(e) », « je ne suis pas fait(e) pour ça », « je ne m’en remettrai jamais »
- Déconstruire ces récits pour les remplacer par une vision plus nuancée, plus juste et plus bienveillante de soi-même et de sa sexualité
- Construire progressivement un nouveau rapport à l’intimité, en partant des ressources et des forces déjà présentes
Ce travail prend du temps. Mais les premières séances permettent souvent de prendre une distance nouvelle sur des croyances portées parfois depuis très longtemps.
4.3 — Travailler sur la sécurité intérieure et la reconnexion au corps
Quand la sexualité a été source de souffrance, le corps devient souvent un endroit dont on préfère s’éloigner. L’une des dimensions importantes du travail consiste à reconstruire progressivement un rapport plus sécurisé et plus bienveillant à son propre corps.
Cela peut passer par :
- Des techniques de régulation émotionnelle pour apaiser les réponses anxieuses et les états de vigilance élevée
- Des principes issus de la pleine conscience appliquée à la sexualité : apprendre à habiter son corps, à accueillir les sensations, sans les juger
- Des exercices pratiques entre les séances — toujours adaptés à votre niveau de confort et à votre rythme personnel
- Une exploration progressive de la frontière entre ce qui est sécurisant et ce qui ne l’est pas encore, pour avancer sans jamais forcer
4.4 — Accompagnement individuel ou en couple : quelle option choisir ?
Venir seul(e) est tout à fait possible — et souvent le premier pas le plus accessible. Le travail individuel permet d’explorer sa propre histoire sans être influencé(e) par la dynamique du couple.
Venir en couple permet d’intégrer le partenaire dans la démarche, de mieux se comprendre mutuellement, de construire ensemble de nouveaux espaces d’intimité et de sécurité. Cela peut être très précieux — à condition que les deux partenaires soient dans une démarche volontaire et ouverte.
L’essentiel est de trouver l’espace dans lequel la (les) personne(s) se sent(ent) le plus en sécurité pour débuter ce travail.
4.5 — Quand la sexologie se combine avec d’autres suivis
Pour les situations impliquant des traumatismes profonds ou des problématiques psychologiques complexes, l’accompagnement en sexologie peut avec bénéfice se combiner avec d’autres formes de suivi :
- Un suivi psychologique ou psychiatrique pour le traitement des traumatismes, de l’anxiété chronique ou de la dépression
- Une consultation médicale (gynécologue, urologue) pour écarter ou traiter les causes organiques associées aux symptômes physiques
- D’autres approches corporelles ou somatiques (sophrologie, EMDR, etc.) selon les besoins
Ces approches sont complémentaires, pas concurrentes. L’objectif est toujours de vous offrir l’accompagnement le plus adapté à votre situation réelle — pas de vous enfermer dans une seule modalité de travail.
Consulter un sexologue à Nantes pour la confiance en soi : comment ça se passe concrètement ?
L’une des premières barrières à la consultation est souvent simplement de ne pas savoir à quoi s’attendre. Voici des informations concrètes pour que cette démarche soit aussi accessible que possible.
5.1 — Comment se déroule la première consultation ?
La première séance est un espace d’écoute et d’exploration mutuelle — pas un interrogatoire, pas une mise à nu émotionnelle prématurée.
Vous n’avez pas besoin d’arriver avec :
- Un récit parfaitement structuré de ce que vous vivez
- Une certitude que votre difficulté « mérite » une consultation
- Un diagnostic ou une étiquette pour ce que vous ressentez
Vous pouvez simplement arriver avec ce que vous avez : un sentiment, une question, une souffrance difficile à nommer. La première séance est précisément faite pour commencer à mettre des mots sur ce que vous vivez, dans un cadre entièrement confidentiel et sans jugement.
À l’issue de cette première rencontre, nous définissons ensemble si et comment un suivi peut vous aider, et dans quelle direction nous pourrions travailler.
5.2 — Informations pratiques : tarifs, durée, accès
| Modalité | Durée | Tarif |
|---|---|---|
| Consultation individuelle | 45 minutes | 60 € |
| Consultation de couple | 1 heure | 70 € |
Cabinet : Sautron (Loire-Atlantique) — à 10 minutes de Nantes centre
Accessible depuis : Saint-Herblain, Orvault, Rezé, Vertou, Carquefou, Saint-Sébastien-sur-Loire
Les consultations en visioconférence offrent le même cadre de confidentialité, d’écoute et de qualité que les consultations en présentiel. Elles sont particulièrement adaptées aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer facilement, ou qui souhaitent une première approche à distance.
5.3 — Rythme et durée du suivi
Il n’existe pas de réponse standard à la question « combien de séances me faudra-t-il ? ». Toute promesse de résultats en un nombre garanti de séances serait trompeuse.
Ce qui est vrai, en revanche :
- Des premiers changements de perspective — une façon différente de regarder ce que l’on vit — sont souvent perceptibles dès les premières séances
- Le rythme est toujours défini ensemble : bimensuel, mensuel selon vos besoins et contraintes
- La durée est réévaluée régulièrement en fonction de votre évolution, de vos objectifs et de ce que vous souhaitez approfondir
Certaines personnes trouvent ce qu’elles cherchent en quelques séances ciblées. D’autres choisissent de poursuivre plus longtemps pour aller plus loin dans leur reconstruction. Il n’y a pas de norme — il y a votre chemin, à votre rythme [6].
Vos questions fréquentes sur la souffrance sexuelle et les blocages
1. Qu'est-ce que la souffrance sexuelle exactement ?
2. Comment débloquer un blocage sexuel psychologique ?
Le travail sur un blocage sexuel psychologique passe d’abord par une étape d’identification et de compréhension : d’où vient ce blocage, quand est-il apparu, à quoi répond-il ? En consultation, on travaille ensuite sur la compréhension de notre propre fonctionnement, la déconstruction des croyances limitantes et la reconstruction progressive d’un rapport plus sécurisé à l’intimité. Il n’existe pas de solution rapide — mais des progrès significatifs sont souvent perceptibles en quelques séances.
3. Peut-on consulter un sexologue après un traumatisme sexuel ?
Oui, absolument. La sexologie est l’un des espaces les plus adaptés pour accompagner les conséquences d’un traumatisme sexuel sur la vie intime. L’accompagnement est toujours progressif, sécurisé et adapté à ce que la personne peut accueillir. Dans certains cas, une collaboration avec un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans le trauma peut être envisagée en complément.
4. Pourquoi est-ce que j'évite les rapports sexuels sans vraiment savoir pourquoi ?
L’évitement sans raison apparente est l’une des manifestations les plus fréquentes de la souffrance sexuelle. Il répond souvent à une peur, à un souvenir ou à un état émotionnel qui n’a pas encore été conscientisé. Le travail en sexologie peut permettre
d’explorer ce qui se joue en dessous de cet évitement, dans un cadre bienveillant et sans jugement.
5. La souffrance sexuelle peut-elle guérir ?
La souffrance sexuelle n’est pas un état fixe et permanent. Elle évolue — et avec le bon accompagnement, elle peut se transformer en profondeur. De nombreuses personnes témoignent d’un avant et d’un après dans leur rapport à l’intimité après un suivi en sexologie. Cela ne signifie pas effacer le passé, mais construire un présent et un futur différents.
6. Quelle est la différence entre un sexologue et un psychologue pour ce type de problème ?
La sexologie se concentre spécifiquement sur la sphère sexuelle et intime : les blocages, les peurs, les dysfonctions, les difficultés relationnelles dans ce domaine précis. Le psychologue intervient sur l’ensemble du psychisme. Les deux approches sont complémentaires, pas concurrentes. Si la souffrance sexuelle s’inscrit dans une problématique plus large (traumatisme, anxiété sévère, dépression), un suivi combiné peut être envisagé.
7. Faut-il avoir vécu un "gros" traumatisme pour consulter un sexologue ?
Non. Il n’existe pas de seuil minimal de souffrance pour consulter. Si quelque chose vous pèse dans votre rapport à l’intimité — même si vous ne savez pas exactement quoi, même si vous avez l’impression que « ce n’est pas assez grave » — c’est suffisant pour prendre rendez-vous. La minimisation de sa propre souffrance est souvent elle-même un symptôme qu’il vaut la peine d’explorer.
8. Combien de séances pour travailler sur des blocages sexuels profonds ?
Il n’y a pas de réponse universelle. Certains changements de perspective sont perceptibles dès les 2 à 3 premières séances. Un travail plus profond sur des blocages ancrés depuis longtemps peut s’étendre sur plusieurs mois. Le rythme et la durée sont toujours définis et réévalués ensemble, en fonction de votre évolution et de vos objectifs.
Prendre rendez-vous — Sexologue à Nantes / Sautron
Vous n’avez pas besoin d’avoir tout compris de ce que vous vivez avant de prendre rendez-vous. Vous n’avez pas besoin de vous sentir « prêt(e) » de façon parfaite. La première consultation est précisément cet espace où l’on commence à mettre des mots sur ce que l’on porte, dans un cadre de confiance, de respect et de bienveillance absolue.
Le premier pas est souvent le plus difficile. Mais il peut aussi être le plus libérateur.
Astrid de Plinval — Sexologue
Cabinet à Sautron — à 10 minutes de Nantes
Consultations en présentiel et en visioconférence
Sexologue à Sautron, au cœur de la métropole nantaise. Je reçois des patients venant de Nantes, Saint-Herblain, Orvault, Rezé, Vertou, Carquefou et de toute la Loire-Atlantique.
Ils m’ont fait confiance
De nombreuses personnes m’ont déjà accordé leur confiance pour les accompagner sur leur chemin d’épanouissement personnel et relationnel.
Chaque rencontre est unique, chaque histoire singulière, et c’est toujours avec respect, bienveillance et confidentialité que je reçois celles
et ceux qui franchissent la porte de mon cabinet.