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Sexualité et grossesse / désir d'enfant : accompagnement en sexologie à Nantes

Sexualité et grossesse / désir d'enfant

Il y a des périodes dans la vie où la sexualité se retrouve au croisement de l’intime et du vital. Le désir d’enfant en est une. La grossesse en est une autre. Ce sont des moments chargés — d’espoir, d’attente, de transformation, parfois d’épuisement et de doute. Et dans tous les cas, de changements profonds dans le rapport au corps, au désir et à l’autre.

Ces changements sont normaux. Ils ne signifient pas que quelque chose « ne fonctionne pas ». Mais ils peuvent générer des tensions, des questionnements ou des souffrances qui méritent d’être accompagnés par un professionnel formé à ces réalités spécifiques.

En tant que sexologue à Sautron, à 10 minutes de Nantes, j’accompagne des personnes et des couples qui traversent ces étapes — depuis les premières démarches autour du désir d’enfant jusqu’à la reconstruction de l’intimité après la naissance.

Le désir d'enfant et son impact sur la sexualité

1.1 — Quand la sexualité devient instrumentalisée

Le désir d’enfant est une aventure humaine profonde. Mais dès lors que la conception tarde, la sexualité peut progressivement se transformer en quelque chose de très éloigné du désir, du plaisir. On « essaie ». On surveille les ovulations. On programme les rapports. On attend les résultats.

Cette mécanique — même lorsqu’elle est choisie et assumée — génère souvent une pression invisible mais réelle sur les deux partenaires. Pour beaucoup de couples, la sexualité finit par être dissociée du plaisir, et associée à une performance, à un objectif, voire à un stress chronique. Pour certains hommes, des difficultés érectiles ou éjaculatoires apparaissent dans ce contexte. Pour certaines femmes, le désir diminue, se déconnecte de la relation.

1.2 — L’impact des traitements de fertilité

Lorsque le désir d’enfant s’inscrit dans un parcours de PMA (procréation médicalement assistée), les effets sur la sexualité sont souvent plus marqués encore. Les traitements hormonaux, les examens médicaux répétés, l’intrusion du corps médical dans l’intimité — tout cela transforme la sexualité de façon significative. La dépression, l’anxiété et l’épuisement émotionnel liés aux parcours de fertilité peuvent s’exprimer directement dans la vie intime du couple.

Un accompagnement en sexologie pendant cette période permet de :

  • Préserver un espace de désir et de plaisir distinct de l’objectif de conception
  • Travailler sur la pression de performance vécue par chacun des partenaires
  • Maintenir la connexion émotionnelle, relationnelle et physique au sein du couple, au-delà du projet parental
  • Accompagner l’anxiété et le deuil (en cas de tentatives échouées) dans leur impact sur la vie intime

1.3 — Sexualité et infertilité : quand le corps ne suit pas

L’infertilité — qu’elle soit diagnostiquée ou simplement soupçonnée — affecte souvent de façon profonde l’image de soi et le rapport à son propre corps. Se sentir « défaillant(e) », vivre son corps comme un obstacle, éprouver de la honte ou de la culpabilité dans l’intimité : ces vécus sont fréquents et douloureux. La sexologie peut aider à traverser cette étape sans laisser le projet parental emporter tout l’espace intime de la relation.

La sexualité pendant la grossesse

2.1 — Les transformations du corps et du désir

Pendant la grossesse, le corps se transforme à un rythme que l’on n’avait pas nécessairement anticipé. Ces transformations ont un impact direct sur la sexualité — mais cet impact est extrêmement variable d’une femme à l’autre, et d’un trimestre à l’autre.

Certaines femmes vivent une augmentation significative du désir pendant la grossesse — notamment au deuxième trimestre. D’autres expérimentent une baisse du désir, une hypersensibilité physique inconfortable, ou une difficulté à s’abandonner dans l’intimité alors que le ventre prend de la place. Ces deux réalités sont normales et n’ont pas à être jugées.

Pour les partenaires, la grossesse peut aussi générer des questions, des peurs (peur de « faire mal », de blesser le bébé, de ne plus être à sa place dans l’intimité) qui méritent d’être explorées et apaisées.

2.2 — Les peurs et les croyances autour de la sexualité pendant la grossesse

L’une des premières choses que l’on travaille en consultation autour de la sexualité pendant la grossesse, c’est la déconstruction des croyances qui génèrent des freins inutiles. La sexualité pendant une grossesse non à risque est dans l’immense majorité des cas tout à fait possible et sans danger pour l’enfant à naître.

Les croyances limitantes les plus fréquentes que je rencontre :

  • « On pourrait blesser le bébé »
  • « Ce n’est plus vraiment approprié de penser au plaisir »
  • « Mon partenaire ne me trouve plus désirable »
  • « Je ne reconnais plus mon corps et ça me bloque »

Chacune de ces croyances mérite d’être examinée, remplacée par une information juste et intégrée dans une réflexion plus large sur l’identité et le couple.

2.3 — Communiquer avec son partenaire pendant la grossesse

La grossesse est aussi un moment où la communication au sein du couple est mise à l’épreuve. Les besoins évoluent rapidement, parfois différemment pour chacun des deux partenaires. Apprendre à nommer ses désirs, ses peurs, ses limites — et à les entendre chez l’autre — est l’un des travaux les plus précieux que l’on puisse faire en couple à cette période.

La sexualité après l'accouchement — le post-partum

3.1 — Un retour à l’intimité qui demande du temps

Le post-partum est souvent la période la plus délicate de toutes. Le corps a traversé une épreuve majeure. La fatigue est réelle. L’identité de parent se construit. Et la vie sexuelle, qui était peut-être déjà bousculée pendant la grossesse, se retrouve dans un nouvel état d’incertitude.

La reprise de la sexualité après l’accouchement ne suit pas de calendrier universel. Le délai médical habituel de 6 à 8 semaines est une indication minimale de cicatrisation physique — il ne dit rien sur le désir, sur l’envie, sur la disponibilité émotionnelle. Beaucoup de femmes et de couples se sentent coupables de ne pas « avoir envie » bien au-delà de cette période.

3.2 — Dyspareunies post-partum et accompagnement sexologique

Les douleurs lors des rapports sexuels après l’accouchement (dyspareunies) sont très fréquentes — et très souvent insuffisamment prises en charge. Elles peuvent résulter de modifications hormonales, de cicatrices (épisiotomie, déchirures), d’une tension musculaire du périnée, ou d’une combinaison de facteurs physiques et psychologiques.

La sexologie, en lien avec la rééducation périnéale et parfois d’autres spécialistes, accompagne la reprise progressive d’une sexualité confortable après l’accouchement.

3.3 — L’identité de mère/père et la sexualité

L’une des dimensions les moins évoquées du post-partum est la transition identitaire que vivent les deux parents. Devenir mère ou père modifie la façon dont on se perçoit — y compris en tant que partenaire sexuel(le). Certaines femmes vivent une difficulté à se sentir « femme désirante » dans leur nouveau rôle de mère. Certains hommes ne savent plus comment se positionner dans l’intimité face à leur partenaire devenue mère. Ces enjeux identitaires sont au cœur du travail en sexologie post-partum.

FAQ — Sexualité, grossesse et désir d'enfant

1. La sexualité est-elle sans risque pendant la grossesse ?
Dans une grossesse non à risque, oui. Les rapports sexuels ne présentent aucun danger pour le fœtus. Il est toujours recommandé d’en discuter avec son obstétricien ou sa sage-femme, en cas de doute ou si la grossesse est classée à risque.
2. Quand reprendre les rapports après l'accouchement ?

Le délai médical minimal est de 6 à 8 semaines. Mais la reprise de la sexualité ne dépend pas que de la cicatrisation physique — elle dépend aussi du désir, de la disponibilité émotionnelle et de la confiance retrouvée dans son corps. Il n’y a pas de bonne réponse universelle. Elle peut aussi avoir lieu plus tôt si la femme se sent prête dans son corps, sa tête et son cœur.

3. Est-ce normal de ne plus avoir envie de sexualité pendant la grossesse ?

Oui, tout à fait. La grossesse peut provoquer une baisse du désir pour de nombreuses raisons : fatigue, nausées, changements hormonaux, rapport transformé au corps. Cela ne signifie pas que le désir est définitivement parti — il reviendra à son rythme.

4. Pourquoi ai-je des douleurs lors des rapports après l'accouchement ?

Les dyspareunies post-partum sont très fréquentes. Elles peuvent être liées à une sécheresse vaginale hormonale (fréquente chez les femmes qui allaitent), à des cicatrices, à une tension du périnée ou à une composante psychologique. Un accompagnement en sexologie et/ou en rééducation périnéale peut aider.

5. Le désir d'enfant peut-il vraiment affecter la sexualité du couple ?

Oui — et c’est l’une des réalités les moins bien préparées par les couples. La pression de conception, la surveillance des cycles, les tentatives échouées : tout cela peut progressivement vider la sexualité de sa dimension de désir, de connexion à l’autre et de plaisir. Un suivi en sexologie aide à maintenir cet espace vivant.

6. Comment consulter une sexologue à Nantes pour ces questions ?

Vous pouvez prendre rendez-vous directement via le formulaire de contact pour une consultation au cabinet de Sautron (10 min de Nantes) ou en visioconférence .

Prendre rendez-vous — Sexologue à Nantes / Sautron

Vous traversez une période de désir d’enfant, une grossesse ou un post-partum qui soulève des questions dans votre vie intime ? Vous n’avez pas à attendre que les difficultés s’installent durablement pour consulter.

Astrid de Plinval — Sexologue

Cabinet à Sautron — à 10 minutes de Nantes
Consultations en présentiel et en visioconférence

Ils m’ont fait confiance

De nombreuses personnes m’ont déjà accordé leur confiance pour les accompagner sur leur chemin d’épanouissement personnel et relationnel.
Chaque rencontre est unique, chaque histoire singulière, et c’est toujours avec respect, bienveillance et confidentialité que je reçois celles
et ceux qui franchissent la porte de mon cabinet.